Camarón. La douleur d'un prince- Francisco Peregil

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Camarón. La douleur d'un prince
Francisco Peregil
Collection Instrumental
Traduction de l'espagnol : Pierre-Jean Bourgeat Format : 17 cm x 22 cm
Pagination : 176 pages
Date de parution : 8 février 2019
Prix de vente : 18 euros TTC
ISBN: 978-2-916749-50-1

LE LIVRE :
Ce livre se déroule comme une joute flamenca, avec comme amphitryon, Camarón de la Isla, (José Monge Cruz de son vrai nom) chanteur de flamenco gitan passé de génie à mythe après sa disparition prématurée en 1992, à l’âge de 42 ans. Afin de s’approcher au plus près du mystère de la voix et de la personnalité du cantaor, l’auteur convoque son entourage : noctambules de vocation, artistes de la faim, gardes du corps empressés, promoteurs peu scrupuleux, guitaristes virtuoses, médecins aux méthodes non orthodoxes, fans grappillant une miette du génie. Et même, quelques, mais bien peu, véritables amis. Cette galerie de portraits, fruit des rencontres de l’auteur, nous fait pénétrer dans les arcanes du monde du flamenco autant que dans l’âme de Camarón.
Révolutionnaire du cante flamenco de la seconde moitié du XXe siècle, Camarón a longtemps collaboré avec l’autre génie de la musique espagnole de son temps, le guitariste Paco de Lucía. L’auteur revient sur leur relation fraternelle, mais aussi sur la polémique à propos des droits d’auteur des cantes, pour lesquels Camarón s’estimait lésé par la famille de Paco, les Sanchez. On croise aussi Tomatito, guitariste flamboyant de la seconde partie de la carrière du cantaor et Paco Cepero, le premier accompagnateur du Gitan. Détruit par le tabac, la drogue et les nuits sans fin, Camarón a suscité beaucoup de suiveurs mais aucun héritier n’ayant son talent musical ni son aura. Il reste une étoile dont la voix résonne toujours puissamment aujourd’hui et conserve sa part de mystère impénétrable.
L'AUTEUR :
Francisco Peregil (1967) est journaliste au quotidien espagnol El País. Il a été en poste en Amérique latine, puis a couvert les conflits d’Afghanistan, d’Irak et de Libye, ainsi que les tremblements de terre du Pakistan, d’Italie et d’Haïti. Auteur de plusieurs romans et essais, dont un récit sur les mineurs chiliens bloqués dans la mine de San José en 2010, c’est un passionné de flamenco, en particulier d’El Cabrero, de Lole et Manuel, de La Macanita et de Pata Negra. Il est actuellement le correspondant du journal au Maroc.
Écrit immédiatement après la mort du cantaor et publié un an plus tard, le livre a été réédité en Espagne en 2014, puis en 2017, avec un épilogue inédit de la journaliste et auteure Silvia Cruz. Il est à la fois un essai biographique et journalistique dont les chapitres s’imbriquent tels les pièces d’un puzzle pour esquisser la figure toujours insaisissable de l’artiste. Le dernier film sur Camarón sortit en juillet 2018 en Espagne, Revolucion y flamenco, un documentaire d’Alexis Morante s’inspire largement du livre de Francisco Peregil.

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